Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Mots-clés

Derniers sujets
» "faux de Fournier"
Mar 4 Fév - 12:40 par Invité

» cpa tantaloche haute marne
Lun 16 Déc - 10:02 par Invité

» De toute évidence ce forum n'intéresse personne
Lun 22 Juil - 7:02 par Admin

» affaire Thérèse Humbert
Ven 19 Juil - 11:32 par Admin

» Pochette Johnny Halliday
Ven 19 Juil - 11:16 par Admin

» Assignat sous la révolution....
Ven 19 Juil - 10:45 par Invité

» La détection des faux dans la peinture de chevalet
Ven 28 Juin - 14:05 par Admin

» pourquoi le vinyle ?
Ven 28 Juin - 13:50 par Invité

» Qu'est-ce qu'un IPOD 160 go et comment l'utiliser ?
Ven 28 Juin - 13:38 par Invité

Juin 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 

Calendrier Calendrier

Partenaires

créer un forum

      


les valeurs des affiches de collection par pierrick Motitz

Aller en bas

les valeurs des affiches de collection par pierrick Motitz

Message par fargue le Jeu 23 Mai - 7:22

Les valeurs des affiches de collection


Par Pierrick Moritz
Pour les exemplaires plus ou moins courants, la spécialité de l’affiche de collection n’a pas été épargnée par l’érosion des prix engendrée par le phénomène des ventes sur l’Internet. Si le genre est aussi moins couru que dans les années 1970-1980 en terme de décoration, il reste recherché de collectionneurs prêts à investir, le plus généralement, des sommes comprises entre quelques centaines et plusieurs milliers d’euros. Dans certains cas, l’affiche de collection est considérée comme une œuvre d’art de la catégorie des multiples.
Affiches anciennes récupérées directement après l’impression
Certaines affiches de la fin du XIXe siècle et du tout début du XXe siècle sont arrivées jusqu’à nous dans des états de conservation exceptionnels car elles ont été récupérées directement après impression. C’est à cette époque qu’est né le goût des collectionneurs pour l’affiche, une vogue qui poussait certains à débourser des fortunes pour acquérir un exemplaire réalisé par un grand nom.
Si, aujourd’hui, quelques milliers d’euros peuvent toujours être engagées sur une affiche de Jules Chéret (1836-1932), considéré comme le père de l’affiche moderne, ces sommes n’ont plus rien à voir avec celles, extravagantes, que les collectionneurs étaient prêts à débourser à l’époque pour les acquérir.
Avec Alphons Mucha le modern style triomphe dans toute sa laideur
Pour un artiste comme Alphons Mucha, dont les affiches sont aujourd’hui très recherchées, on notera qu’en 1959, époque où l’Art nouveau était passé de mode, un critique écrivait dans la revue Le Jardin des arts : «Avec Alphons Mucha le modern style triomphe dans toute sa laideur. Pour lui, l’affiche est un vitrail de style byzantino-symboliste. Ses personnages ont des formes hiératiques qui s’harmonisent parfois avec le sujet quand il s’agit de Lorenzaccio, de La Dame aux camélias (interprétée par Sarah Bernhardt) ou de La Samaritaine, mais qui deviennent insupportables quand leur but est de rappeler l’existence du Vin des Incas ou des Bières de la Meuse.”
En mai 2000, un exemplaire de l’affiche du Vin des Incas a été payé quelque 10.000 livres chez Christie’s Londres quand, dans la même vente, un autre de Lorenzaccio était échangé contre la même somme.
Toulouse-Lautrec
Toulouse-Lautrec (1864-1901) demeure le maître incontestée de la spécialité, celui qui a porté l’affiche au rang d’œuvre d’art. Les traits du génie artistique de Lautrec se retrouvent dans ses affiches comme dans ses peintures. Des enchères de plusieurs centaines de milliers de dollars ont été enregistrées ces dernières années pour ses affiches de spectacle originales. Lautrec aurait créé une trentaine d’affiches d’une grande qualité technique et artistique et dont peu d’exemplaires sont connus.
L’ancienneté n’est pas toujours un critère de valeur ; naufrage dans le pastiche
L’importance du tirage, le nombre d’exemplaires en circulation et celui susceptible d’apparaître sur le marché font a priori partie des critères déterminant la valeur d’une affiche. Plus les quantités sont susceptibles d’être importantes et moins la valeur le sera.
Toutefois, on peut légitimement penser qu’il reste proportionnellement peu d’exemplaires en parfait état de tirages importants de ces dernières décennies. Selon la notoriété du créateur ou du sujet, mais aussi les effets de mode pour l’esthétisme de certaines époques, ces affiches peuvent parfois se négocier autour de quelques centaines d’euros, c’est-à-dire aussi cher que d’autres du début du XXe siècle.
L’ancienneté n’est pas un critère de valeur tout comme de situer l’objet dans le goût de son époque ou d’un grand nom quand il s’agit en réalité d’un naufrage dans le pastiche.
398.000 livres une affiche originale de 1927 du film Metropolis de Fritz Lang
Avec Toulouse-Lautrec, les plus hauts prix enregistrés en salles des ventes pour des affiches concernent le thème du cinéma, et pour des pièces introuvables. En 2005, la London’s Reel Poster Gallery a vendu pour quelque 398.000 livres une affiche originale de 1927 du film Metropolis de Fritz Lang. Seul quatre exemplaires, dont celui-ci, sont connus. Il s’agit du record mondial pour une affiche de cinéma.
244.500 dollars ont été payés en avril 1999 chez Sotheby’s New York pour un exemplaire de l’affiche du film King Kong dans sa version originale de 1933. En 1997, chez le même opérateur, un collectionneur a déboursé 452.000 dollars pour exemplaire original de 1932 du film The Mummy de Karl Freund avec Boris Karloff.
Une affiche intéressante se vendra mieux en salle des ventes ou en galerie
Plus l’état de conservation d’une affiche de collection est proche de la perfection et plus sa valeur est grande. À moins d’une remise en mains propres et/ou de la garantie d’authenticité d’un vendeur professionnel, une affiche intéressante se vendra mieux en salle des ventes ou en galerie, que sur l’Internet où de nombreux particuliers achèvent leurs annonces de ventes d’objets de collection par de rédhibitoires «Retours refusés» ou «Je suis pas responsable des dégâts faits par La Poste ». De nombreuses affiches ont fait l’objet de réédition qui, quand elles sont anciennes, peuvent être confondues avec des éditions originales par le vendeur et surtout par l’acheteur sur l’Internet. La date de réimpression, souvent située dans la marge, peut très bien manquer du fait des déchirures accidentelles relativement courantes dans cette zone.
État de conservation
Compte tenu de l’usage particulier de ce matériel promotionnel (encollage, exposition aux intempéries), une grande partie des affiches intéressantes arrivées jusqu’à nous en très bon état concerne des exemplaires exposés à l’abri, ou qui n’ont jamais été utilisés, comme celles récupérées aussitôt après l’impression pour être collectionnées. De manière générale, on retrouve les affiches pliées et de manière plus ou moins marquée. Si cette condition est généralement un facteur de dépréciation, un léger pliage en croix pour une affiche de très grandes dimensions est forcément moins disqualifiant. Celles déjà collectionnées sont souvent entoilées et peuvent avoir été restaurées (repeints, par exemple). Extraire des affiches anciennement roulées dans un tube est toujours une opération délicate.
Plusieurs milliers d’euros pour des affiches non illustrées
Les exigences sur l’état d’une affiche peuvent être modérées s’il s’agit d’une rareté. Ce qui est par exemple le cas pour les premières affiches d’expositions d’artistes devenus célèbres et souvent rattachés à des mouvements avant-gardistes (impressionnisme, fauvisme, cubisme, dadaïsme, surréalisme,…). Il s’agit souvent de pièces de petits formats, réalisées avec très peu de moyens, avec une impression de qualité médiocre, qui ne comportent que du texte mais d’une grande importance documentaire pour l’histoire de l’art et dont le tirage a été insignifiant. La valeur de certaines de ces affichettes peut atteindre plusieurs milliers d’euros.
Si, de manière générale, les affiches illustrées, très décoratives, ont été conservées en plus grand nombre que celles qui ne comportent que du texte, ces dernières ne doivent pas non plus être négligées quand il s’agit, par exemple, d’évènement sociaux et politiques, d’artistes débutants devenus célèbres (celles des premiers spectacles de Jacques Brel sont très recherchées).
Affiches de l’Après-Guerre
Les affiches publicitaires de l’Après-guerre, notamment certaines réalisées par des affichistes comme Raymond Savignac (Monsavon) ou Bernard Villemot dans les années 1960-1970 (Perrier, Orangina,…) s’échangent fréquemment contre quelques centaines d’euros. Certaines affiches d’exposition de peintres, comme celles de Pablo Picasso chez l’imprimeur Mourlot, sont principalement recherchées pour les impressions en lithographie à tirage limité. Pour un artiste très célèbre, la valeur de l’affiche est beaucoup plus importante si l’évènement concerne de nouvelles créations montrées dans un lieu plus ou moins confidentiel que s’il s’agit d’une rétrospective d’envergure avec une promotion à l’avenant.
Pierrick Moritz
Sources bibliographiques : Jardin des Arts, N°59, L’Affiche, miroir de la vie moderne, article d’Edmond Alvy, page 684, Mucha et Lautrec dans paragraphe 2 et 3. Lang film poster fetches record, article publié sur le site de BBC News le 15 novembre 2005.
Pierrick Moritz 2011-2012. Ce texte fait partie d’une somme de 157 pages déposée à la S.A.C.D sous les numéros 24503 et 254240. Cette centaine d’articles – plus ou moins longs – dont les droits sont la propriété exclusive de l’auteur est en cours de publication sur Artwithoutskin.com.

fargue
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum